Un visage déjà bien connu du public, puisque le comédien, aujourd'hui âgé de 40 ans, a joué dans l'un des plus gros succès de l'histoire de la télévision française : Hélène et les garçons. Pour Purepeople, il revient sur la grande époque AB productions, mais aussi sur sa nouvelle carrière dans la série de TF1.
Quinze ans après, quels souvenirs gardez-vous de l'aventure "Hélène et les Garçons" ?
Sébastien Courivaud : D'excellents souvenirs. Au-delà du succès, ça a été une aventure humaine exceptionnelle. Nous étions une vraie bande de copains. On travaillait 15 heures par jour, mais ça se faisait dans une super ambiance.
Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens collègues ?
Oui, j'ai revu José et nous nous parlons de temps en temps. Exceptée Hélène Rollès qui, pour le coup, a vraiment disparu, je suis toujours en contact avec Laly Meignan, Patrick Puydebat, Philippe Vasseur, Rochelle Redfield qui vit aux Etats-Unis et Manuela Lopez, avec qui j'ai joué dans SOS 18, pour France 3. Mais après Le Miracle de l'amour (qui s'est arrêté en 1996), ils ont tous enchaîné avec Les Vacances de l'amour, qui se tournait dans les îles. Moi, je suis resté à Paris... Ça n'a pas facilité les contacts.
Pourquoi avoir tout arrêté ?
Après Le Miracle de l'Amour, j'ai enchaîné avec L'école des passions et Studio des artistes, et puis je me suis dit que j'avais besoin de faire un break. J'avais passé cinq ans sur les séries AB, j'étais très marqué sitcom. Je voulais me faire oublier. J'ai donc pris du temps. J'ai eu une fille, Luna, née en 2001 (ndlr, avec la comédienne Virginie Caren). Et puis, entre 1998 et 2003, j'ai fait des voix sur des documentaires pour les chaînes Discovery et Nature. Un travail très intéressant, que je continue de faire ponctuellement. J'ai ensuite repris du service dans diverses fictions pour TF1, France 2 et France 3. Pourtant, 15 ans après, on me parle toujours d'Hélène et les garçons... Ça m'arrive au moins une fois par jour.
Comment réagit votre fille face à cette notoriété ?
Au début, elle ne comprenait pas trop la situation. Alors je lui ai fait visionner les sitcoms, afin qu'elle comprenne que son papa passait à la télé et que, de fait, les gens dans la rue le reconnaissent. Depuis, elle s'en amuse. Je l'ai d'ailleurs emmenée sur le tournage de Seconde Chance.
Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur cette série et sur votre personnage ?
C'est une comédie d'un genre nouveau. En tout cas, elle n'a aucun rapport avec les séries françaises existantes, comme Sous le soleil. L'habillage, le ton, les transitions, tout ce qui fait cette série est très nouveau. J'ai déjà vu une quarantaine d'épisodes et c'est un très beau produit. J'y joue le rôle de Marc Broman, directeur de création de l'agence B&B, où Alice, le personnage central de la série, travaille. C'est un personnage ambigu, sombre, autoritaire... un vrai rôle de composition. C'est très intéressant à jouer.
Comment avez-vous été recruté ?
Assez simplement, par casting. J'ai passé les premiers tests en mars 2007, j'ai été retenu en juillet et nous avons attaqué le tournage en novembre dernier. Nous avons réalisé les dix épisodes-pilotes et l'histoire était lancée.
Il a été dit ici et là que les premiers épisodes n'avaient pas emballé le panel de TF1...
C'est complètement faux. TF1 a au contraire réalisé ses meilleurs résultats lors d'un test pour une série.
Redoutez-vous un éventuel échec de la série ?
Oui, bien sûr. Mais comme l'a expliqué André Béraud, directeur artistique de la fiction de TF1, sur dix séries mises à l'antenne, une seule trouvera son public. Nous faisons tout pour que ce soit Seconde Chance. Nous donnons vraiment notre maximum. Et puis, TF1 sait qu'il faut un peu de temps pour installer une série. Je suis personnellement très fier du résultat. En plus, l'ambiance dans le groupe est très conviviale. Le hasard a fait qu'il y a un bel échange entre nous, c'est assez magique. On se retrouve tous sur cet immense paquebot, où le rapport collectif est très fin, et on se donne à fond. Nous avons déjà tourné 70 des 180 épisodes commandés, j'espère qu'ils plairont au public.
Vous avez eu 40 ans le 28 juillet dernier, comment avez-vous vécu ce cap ?
Je crois que 40 ans est le bon âge. Je suis papa d'une enfant de six ans, j'ai donc plus de vécu. Du coup, je suis plus à même d'explorer des personnages plus complexes et profonds. Je n'y vois que des côtés positifs...